Casque de sécurité : Type 1, Type 2, classe E ou C — comment choisir pour un parc EPI

Quand on gère l’approvisionnement en EPI pour plusieurs sites, le casque de sécurité a l’air d’un achat simple. Il ne l’est pas. Entre les types, les classes et les casquettes anti-heurt qui ne sont pas des casques du tout, un mauvais choix peut se traduire par des retours, des non-conformités en inspection, ou pire, une protection inadéquate sur le terrain.

Ce comparatif s’adresse aux responsables des achats et de l’approvisionnement EPI qui doivent standardiser un parc de casques sur plusieurs équipes ou établissements. L’objectif : comprendre ce qui distingue réellement les options, pour décider selon les risques réels plutôt que selon le prix affiché. Une fois le bon modèle choisi, la vérification du casque avant chaque quart reste évidemment incontournable — mais tout commence par un achat cohérent.

Type 1 ou Type 2 : la première décision

La norme nord-américaine (CSA Z94.1 / ANSI Z89.1) classe les casques selon leur zone de protection contre l’impact :

  • Type 1 — protège contre les impacts venant du dessus (objet qui tombe verticalement). C’est le casque de chantier classique, largement répandu.
  • Type 2 — protège contre les impacts du dessus et les chocs latéraux (côtés, avant, arrière). Il intègre généralement une mousse d’absorption interne.

En pratique : un casque MSA V-Gard Type 1 classe E (autour de 18 $) convient à une majorité de tâches de construction générale où le risque dominant est la chute d’objets. Dès que le travail implique des risques de choc latéral — travail en hauteur près de structures, environnements exigus, opérations où la tête peut heurter un obstacle — un Type 2 comme le MSA Super V devient le choix défendable, même s’il coûte trois fois plus cher. Pour un acheteur, cela signifie souvent gérer deux références distinctes plutôt qu’une seule : ne pas sur-équiper les postes à faible risque, mais ne jamais sous-équiper les postes à choc latéral.

Classe C, E ou G : le risque électrique décide

La classe n’a rien à voir avec l’impact. Elle indique la protection contre le contact électrique :

  • Classe E (Electrical) — testée jusqu’à 20 000 V. C’est le choix polyvalent par défaut pour la plupart des chantiers où un risque électrique est possible.
  • Classe G (General) — testée jusqu’à 2 200 V. Protection de base.
  • Classe C (Conductive)aucune protection électrique. Ces modèles sont souvent ventilés pour le confort thermique.

C’est ici qu’une erreur d’approvisionnement fait mal. Un casque ventilé classe C est excellent pour le confort en été… mais interdit près de tout risque électrique. Standardiser un parc entier sur un modèle ventilé « parce qu’il fait chaud » peut créer une exposition sérieuse si certaines équipes travaillent près de sources sous tension. La règle simple : si un doute existe sur le risque électrique, on reste en classe E.

Coiffe 4 points ou 6 points : confort et rétention

Le nombre de points d’attache de la coiffe influence le confort et la stabilité :

  • 4 points — standard, économique, adéquat pour un port intermittent.
  • 6 points — meilleure répartition du poids et stabilité accrue, appréciable pour un port prolongé ou avec accessoires (visière, protection auditive montée sur casque).

Le mécanisme à rochet (molette de serrage) est aujourd’hui quasi standard et vaut le léger surcoût : il facilite l’ajustement d’une main et améliore l’adhésion des travailleurs au port correct du casque.

Le piège fréquent : casque vs casquette anti-heurt

Une casquette anti-heurt (bump cap) n’est pas un casque de sécurité et ne remplace jamais un casque certifié CSA/ANSI. Elle protège uniquement contre les chocs légers et les éraflures — se cogner la tête contre une étagère ou un châssis bas dans un entrepôt, un atelier ou une chaîne de montage.

Pour un acheteur, la distinction est budgétaire et juridique : déployer des casquettes anti-heurt là où un casque certifié est requis est une non-conformité. À l’inverse, imposer un casque lourd et chaud là où le seul risque est de se cogner contre un obstacle fixe génère de l’inconfort et un non-port. Le bon outil pour le bon risque réduit à la fois les coûts et les blessures.

Grille de décision rapide pour un parc multi-sites

  • Construction générale, chute d’objets : Type 1, classe E, coiffe 4 points à rochet.
  • Risque de choc latéral (hauteur, espaces exigus) : Type 2, classe E.
  • Proximité électrique confirmée : jamais de classe C — classe E obligatoire.
  • Chaleur sans risque électrique : modèle ventilé classe C acceptable, zone contrôlée seulement.
  • Port prolongé, accessoires : privilégier la coiffe 6 points.
  • Chocs légers en entrepôt/atelier : casquette anti-heurt (jamais en zone à casque obligatoire).

Ne pas oublier : durée de vie et remplacement

Standardiser l’achat, c’est aussi standardiser le cycle de remplacement. Un casque exposé aux UV, aux produits chimiques ou à un impact doit être retiré du service, peu importe son apparence. Les fabricants recommandent généralement une durée de vie maximale de la coquille d’environ 5 ans et un remplacement annuel de la coiffe — à confirmer selon le modèle et la date de moulage inscrite sous la coquille. Gardez des coiffes de rechange en stock : elles prolongent la vie utile à moindre coût et évitent la tentation de conserver un casque dont la suspension est fatiguée. Sur le plan réglementaire au Québec, la CNESST encadre l’obligation de protection de la tête selon les risques du milieu de travail : votre analyse de risques reste la référence pour justifier chaque configuration retenue.

En résumé

Choisir un casque pour un parc, ce n’est pas trouver « le meilleur » modèle, mais faire correspondre type (zone d’impact), classe (risque électrique) et coiffe (confort et port) aux risques réels de chaque poste. Deux ou trois configurations bien choisies couvrent souvent l’essentiel d’une organisation multi-sites, tout en gardant la casquette anti-heurt strictement à sa place.

Pour un rappel des fondamentaux sur le rôle du casque comme équipement de protection, voyez aussi pourquoi le casque reste un EPI indispensable.

Ce comparatif est un guide d’aide à la décision et ne remplace pas votre analyse de risques, les exigences de la CNESST ni les instructions du fabricant. Confirmez toujours le type et la classe requis pour chaque poste de travail. Pour la gamme complète et les fiches techniques, consultez la catégorie casques de sécurité de Sylprotec.

Checklist chantier : comment vérifier un casque de sécurité avant de laisser entrer une équipe

Vous êtes contremaître ou superviseur de chantier. Avant 7 h du matin, vous avez déjà une liste mentale longue comme le bras : horaire de livraison, plan de circulation, météo, effectifs présents. La vérification des EPI passe souvent en dernier — et les casques, encore plus.

Pourtant, un casque mal entretenu ou hors norme peut passer un audit sans problème… et flancher juste au mauvais moment. Cette checklist vous donne les points à vérifier rapidement, en moins de 5 minutes par casque, avant d’autoriser votre équipe à entrer sur le site.

Pourquoi c’est votre responsabilité

Comme superviseur, la norme CSA Z94.1 vous met dans la boucle : ce n’est pas seulement à chaque travailleur de valider son propre équipement. L’employeur — et par délégation, le superviseur — a la responsabilité de s’assurer que les casques utilisés sont conformes, en bon état et adaptés aux risques du site. Sur un chantier actif, ça tombe clairement dans votre camp.

La CNESST peut demander à voir vos procédures d’inspection. Avoir une habitude systématique vous couvre — et protège votre équipe.

Checklist rapide : avant chaque quart

1. Vérifier la date de fabrication

Le casque doit afficher une date de fabrication moulée à l’intérieur de la coque (souvent sous forme de code d’horloge). La durée de vie maximale selon CSA Z94.1 est généralement de 5 ans pour la coque et 3 ans pour le harnais intérieur à partir de la date de fabrication — même si le casque n’a jamais servi. Si c’est dépassé : retirez-le de service immédiatement.

2. Inspecter la coque visuellement

  • Fissures visibles, même fines ?
  • Décolorations ou taches de chaleur (cercles clairs, brunissure) ?
  • Indentations, bosses ou zones ramollies ?
  • Surface qui s’effrite ou semble cassante ?

Un casque ayant reçu un impact doit être remplacé, même s’il a l’air intact. La coque absorbe l’énergie en se déformant à l’intérieur — ce n’est pas toujours visible.

3. Contrôler le harnais et la jugulaire

  • Sangles intérieures : pas de coupures, effilochage, moisissure ?
  • Crochets et boucles : fonctionnent correctement sans jeu excessif ?
  • Jugulaire (si présente) : intacte, réglable, non rigidifiée ?

Un harnais usé qui ne tient pas bien le casque en place, c’est autant qu’un casque absent.

4. Vérifier la classe et la catégorie

Tous les chantiers n’ont pas les mêmes risques. Vérifiez que la classe du casque correspond bien à votre site :

  • Classe E (Électrique) : testé jusqu’à 20 000 V — requis pour travaux près de lignes électriques
  • Classe G (Général) : courant jusqu’à 2 200 V — usage courant sur chantier standard
  • Classe C (Conducteur) : aucune protection électrique — usage limité aux zones sans risque électrique

5. Confirmer l’identification du travailleur

Chaque casque doit être clairement identifié au nom de son porteur. Sur les chantiers avec plusieurs équipes ou sous-traitants, c’est souvent négligé. Un casque mal identifié peut finir sur la mauvaise tête — avec les mauvaises certifications, la mauvaise taille, le mauvais historique d’impact.

Ce qu’on sait / Ce qu’on vérifie encore

Ce qu’on sait : La norme CSA Z94.1 définit clairement les durées de vie et les critères d’inspection des casques. La CNESST reconnaît cette norme comme référence au Québec. Un casque ayant subi un impact visible doit être retiré immédiatement — c’est non-négociable.

Ce qu’on vérifie encore : Certains fabricants indiquent des durées de vie différentes selon les modèles et les matériaux (HDPE vs ABS vs polycarbonate). Toujours consulter la fiche technique du casque en question plutôt que de s’en remettre à une règle générale.

Quand remplacer sans discussion

  • Après tout impact, même sans dommage visible
  • Si la date de fabrication est dépassée
  • Si le harnais intérieur est endommagé ou ne se règle plus
  • Si le casque a été exposé à des produits chimiques inconnus
  • Si un travailleur signale un inconfort inhabituel avec un casque qu’il portait normalement avant

Pour aller plus loin

Si vous êtes responsable de plusieurs équipes ou que vous devez standardiser vos achats de casques pour la saison de construction, commencer par lire notre guide de base sur le casque de sécurité est une bonne mise à niveau rapide.

Pour le réapprovisionnement en cours de saison ou pour établir un stock tampon sur votre chantier, Sylprotec offre une gamme de casques conformes CSA Z94.1, avec possibilité de prise en charge directement à l’entrepôt Anjou pour les commandes urgentes. Pratique quand un remplacement ne peut pas attendre la livraison.

Pour les exigences réglementaires officielles, le site de la CNESST sur les EPI reste la référence à jour.

En résumé : La vérification pré-quart d’un casque prend moins de 5 minutes. Elle peut éviter une blessure grave — et vous éviter une non-conformité lors d’une inspection. Prenez l’habitude d’en faire un réflexe, au même titre que le pointage de présence.

Checklist chantier : comment vérifier un casque de sécurité avant de laisser entrer une équipe

Vous êtes contremaître ou superviseur de chantier. Avant 7 h du matin, vous avez déjà une liste mentale longue comme le bras : horaire de livraison, plan de circulation, météo, effectifs présents. La vérification des EPI passe souvent en dernier — et les casques, encore plus.

Pourtant, un casque mal entretenu ou hors norme peut passer un audit sans problème… et flancher juste au mauvais moment. Cette checklist vous donne les points à vérifier rapidement, en moins de 5 minutes par casque, avant d’autoriser votre équipe à entrer sur le site.

Pourquoi c’est votre responsabilité

Comme superviseur, la norme CSA Z94.1 vous met dans la boucle : ce n’est pas seulement à chaque travailleur de valider son propre équipement. L’employeur — et par délégation, le superviseur — a la responsabilité de s’assurer que les casques utilisés sont conformes, en bon état et adaptés aux risques du site. Sur un chantier actif, ça tombe clairement dans votre camp.

La CNESST peut demander à voir vos procédures d’inspection. Avoir une habitude systématique vous couvre — et protège votre équipe.

Checklist rapide : avant chaque quart

1. Vérifier la date de fabrication

Le casque doit afficher une date de fabrication moulée à l’intérieur de la coque (souvent sous forme de code d’horloge). La durée de vie maximale selon CSA Z94.1 est généralement de 5 ans pour la coque et 3 ans pour le harnais intérieur à partir de la date de fabrication — même si le casque n’a jamais servi. Si c’est dépassé : retirez-le de service immédiatement.

2. Inspecter la coque visuellement

  • Fissures visibles, même fines ?
  • Décolorations ou taches de chaleur (cercles clairs, brunissure) ?
  • Indentations, bosses ou zones ramollies ?
  • Surface qui s’effrite ou semble cassante ?

Un casque ayant reçu un impact doit être remplacé, même s’il a l’air intact. La coque absorbe l’énergie en se déformant à l’intérieur — ce n’est pas toujours visible.

3. Contrôler le harnais et la jugulaire

  • Sangles intérieures : pas de coupures, effilochage, moisissure ?
  • Crochets et boucles : fonctionnent correctement sans jeu excessif ?
  • Jugulaire (si présente) : intacte, réglable, non rigidifiée ?

Un harnais usé qui ne tient pas bien le casque en place, c’est autant qu’un casque absent.

4. Vérifier la classe et la catégorie

Tous les chantiers n’ont pas les mêmes risques. Vérifiez que la classe du casque correspond bien à votre site :

  • Classe E (Électrique) : testé jusqu’à 20 000 V — requis pour travaux près de lignes électriques
  • Classe G (Général) : courant jusqu’à 2 200 V — usage courant sur chantier standard
  • Classe C (Conducteur) : aucune protection électrique — usage limité aux zones sans risque électrique

5. Confirmer l’identification du travailleur

Chaque casque doit être clairement identifié au nom de son porteur. Sur les chantiers avec plusieurs équipes ou sous-traitants, c’est souvent négligé. Un casque mal identifié peut finir sur la mauvaise tête — avec les mauvaises certifications, la mauvaise taille, le mauvais historique d’impact.

Ce qu’on sait / Ce qu’on vérifie encore

Ce qu’on sait : La norme CSA Z94.1 définit clairement les durées de vie et les critères d’inspection des casques. La CNESST reconnaît cette norme comme référence au Québec. Un casque ayant subi un impact visible doit être retiré immédiatement — c’est non-négociable.

Ce qu’on vérifie encore : Certains fabricants indiquent des durées de vie différentes selon les modèles et les matériaux (HDPE vs ABS vs polycarbonate). Toujours consulter la fiche technique du casque en question plutôt que de s’en remettre à une règle générale.

Quand remplacer sans discussion

  • Après tout impact, même sans dommage visible
  • Si la date de fabrication est dépassée
  • Si le harnais intérieur est endommagé ou ne se règle plus
  • Si le casque a été exposé à des produits chimiques inconnus
  • Si un travailleur signale un inconfort inhabituel avec un casque qu’il portait normalement avant

Pour aller plus loin

Si vous êtes responsable de plusieurs équipes ou que vous devez standardiser vos achats de casques pour la saison de construction, commencer par lire notre guide de base sur le casque de sécurité est une bonne mise à niveau rapide.

Pour le réapprovisionnement en cours de saison ou pour établir un stock tampon sur votre chantier, Sylprotec offre une gamme de casques conformes CSA Z94.1, avec possibilité de prise en charge directement à l’entrepôt Anjou pour les commandes urgentes. Pratique quand un remplacement ne peut pas attendre la livraison.

Pour les exigences réglementaires officielles, le site de la CNESST sur les EPI reste la référence à jour.

En résumé : La vérification pré-quart d’un casque prend moins de 5 minutes. Elle peut éviter une blessure grave — et vous éviter une non-conformité lors d’une inspection. Prenez l’habitude d’en faire un réflexe, au même titre que le pointage de présence.

Le casque de sécurité un équipement de protection indispensable.

Il existe bien des métiers et par conséquent bien des tâches qui doivent s’effectuer dans des circonstances pouvant être dangereuses. La chute d’objet en tous genres sur la tête des travailleurs en est certainement une. D’une façon plus précise, permettez-moi de vous citer l’article 340 du Règlement sur la santé et la sécurité.

« 340. Mesures de sécurité : Aux endroits où il y a danger de contact avec des pièces en mouvement, tout travailleur doit respecter les normes suivantes :

1° ses vêtements doivent être bien ajustés et ne doivent comporter aucune partie flottante ;

2° le port de colliers, de bracelets et de bagues lui est interdit, à l’exception des bracelets médicaux ;

3° s’il a les cheveux longs, ceux-ci doivent être contenus dans un bonnet, un casque ou un filet. »

Ce même règlement poursuit en précisant que le port d’un casque de sécurité doit être conforme à la norme des casques de sécurité pour l’industrie doit être tenue en service, sélection, entretien et utilisation (CAN/CSA Z94.1-05). Son utilisation est fort simple, tout travailleur doit porter un casque lorsqu’il est exposé à être blessé à la tête.

Tout nouveau casque de sécurité doit être conforme à la plus récente version de la norme Casques de sécurité pour l’industrie : tenue en service, sélection, entretien et utilisation, CAN/CSA Z94.1.

Comme vous le savez sans doute, ce type d’équipement a aussi été conçu pour protéger le visage à l’aide d’un écran facial transparent que l’on porte en plus de l’équipement de protection standard pour les yeux et les oreilles. Autre mesure de prévention, l’écran devrait être soutenu par un serre-tête ou par un dispositif qui s’adapte au casque de sécurité.

De plus, plusieurs personnes m’ont déjà fait mention d’une pratique qui semble courante qui pourraient avoir un impact important en cas d’incident. En effet, plusieurs donneurs d’ouvrages et plusieurs employeurs demandent aux travailleurs d’apposer sur le casque de sécurité un autocollant indiquant leur numéro de téléphone d’urgence (ou leur le numéro du local syndical, ou logo de leur entreprise…). En soi, cette pratique est très bonne, car elle permet à tout le personnel d’avoir à leur disposition une information qui peut être importante en cas de besoin. Toutefois, lorsque les travaux sont terminés, les travailleurs oublient d’enlever ces collants sur leur casque. Plusieurs conservent ces collants sur leur casque et y ajoutent les numéros d’urgence en provenance des autres clients sur leur casque de sécurité. Vous comprendrez, j’en suis certain, l’impact d’une telle pratique. En laissant sur leur casque ce type d’autocollant, ils y laissent aussi la colle qui ainsi apposée s’attaquent au revêtement plastique de leur équipement de protection. C’est donc dire qu’ainsi, la protection de leur équipement s’en trouve réduite.

Il en est de même avec cette mauvaise habitude que plusieurs ont de laisser en plein soleil leur casque de sécurité après leurs journées de travail. La chaleur ainsi répétée sur leur casque affaiblit progressivement la fermeté de leur coquille qui recouvre leur tête.

Mais qu’est-ce qu’un casque doit pouvoir faire exactement ?

•  il doit pouvoir absorber les chocs jusqu’à 5 kN (1 daN ≈ 1 kg; 1 kN ≈ 100 kg) 

•  il doit être résistant à la perforation d’une masse pouvant atteindre 3 kg

•  il doit être résistant aux flammes

•   il doit être protégé face au vieillissement artificiel

•  sa jugulaire doit savoir résister à une force de 25 DAN

• et d’autres exigences relatives à l’ancrage et à la largeur de la jugulaire, à la surface d’aération, à la hauteur de port du casque ainsi qu’aux matériaux servant à sa construction.

Les casques de sécurité ont leurs utilités dans plusieurs domaines. Pour les plongeurs sous-marins, les opérateurs de véhicules tout-terrain, pour les bouchers. Évidemment pour les travailleurs de la construction. Il en est ainsi dans plusieurs domaines.

La date d’expiration fait l’objet de bien des discussions concernant lors de différentes applications. Par exemple, qu’en est-il de la date « d’expiration » des casques pour les véhicules tout-terrain ? Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail contient cette réponse. À l’article 286, indique ceci pour les véhicules tout-terrain (conditions d’utilisation) :

[…]

5°    le port des équipements de protection individuels suivants est obligatoire pour le conducteur :

  a)      Un casque pour motocycliste et motoneigiste conforme au Règlement sur les casques protecteurs (chapitre C-24.2, r. 6) ; […].

Ce règlement indique que :

Toute personne prenant place sur une motocyclette, un cyclomoteur, dans une caisse adjacente, sur un véhicule hors route visé par la Loi sur les véhicules hors route (chapitre V-1.2) ou dans un traîneau ou une remorque tirée par un tel véhicule doit porter un casque conforme à l’une des normes reconnues de fabrication, de vente, d’installation et d’utilisation suivantes :

 1°    Norme CAN-3-D230 de l’Association canadienne de normalisation ;

  2°    Norme DOT FMVSS 218 du «Department of Transportation» des États-Unis ;

 3° Norme « Specifications for Protective Headgear for Vehicular Users Z90.1 » de l’American National Standards Institute ;

 4° norme de la Snell Memorial Foundation;

 5° norme du British standard Institute ;

  6° norme « ECE Regulation 22 » de la United Nations Economic Commission for Europe.

Le casque doit porter, en tout temps, la marque apposée par le fabricant conforme aux exigences de la norme de fabrication. Voici ce qui est écrit au point 10.3 dans la norme canadienne : CAN-3-D230.

Instructions.

Le fabricant doit fixer solidement au casque une brochure contenant au moins les informations suivantes :

a) l’utilisation prévue du casque ;

b) des notes sur le nettoyage, en particulier de l’écran s’il est fourni avec le casque ;

c) une mise en garde contre toute modification inappropriée ; et

d) les limites de protection.

Entre 2006 et 2010 seulement au Québec 44 évènements sont survenus à la tête et au visage des travailleurs. Soit, 8 à la tête et 36 accidents au visage.

Le casque de sécurité est donc un équipement de protection indispensable. Les casques présentés s’adressent aux travailleurs de la construction. Voici une liste non exhaustive des équipements disponibles chez Sylprotec.

Casque de sécurité North ZoneMD par HoneywellMC muni d’une coiffe à quatre (4) points d’attache. La coiffe s’ajuste en plusieurs points pour régler la taille (dessous le bandeau), la hauteur (points d’attache de l’arrière) et la tension (serre-nuque à rochet). Ce casque est certifié CSA Z94.1-15, type 1, classe E. Vendu à l’unité, 12 unités par caisse.

Casque de sécurité V-GardMD Super VMD par MSAMC muni d’une coiffe à quatre (4) points d’attache. La coiffe s’ajuste en plusieurs points pour régler la taille (dessous le bandeau), la hauteur (points d’attache de l’arrière) et la tension (serre-nuque à rochet). Ce casque est certifié CSA Z94.1-15, type 2, classe E. Vendu à l’unité, 20 unités par caisse.

Casque de sécurité Omega IIMD par Erb SafetyMC muni d’une coiffe à quatre (4) points d’attache. La coiffe s’ajuste en plusieurs points, entre autres, au niveau du serre-nuque qui, d’une part, bascule et, d’autre part, est muni d’un rochet pour ajuster la tension autour de la tête. Ce casque respecte les nouvelles exigences de la norme CSA Z94.1-15 et est certifié CSA Z94.1-15, type 2, classe E. Vendu à l’unité, 12 unités par caisse.

Casque de sécurité ventilé V-Gard 500MD par MSAMC muni d’une coiffe à quatre (4) points d’attache. La coiffe s’ajuste en plusieurs points pour régler la taille (dessous le bandeau), la hauteur (points d’attache de l’arrière) et la tension (serre-nuque à rochet). Ce casque est certifié CSA Z94.1-15, type 1, classe C. Vendu à l’unité, 20 unités par caisse.

Casque de sécurité LibertyMD par Erb SafetyMC muni d’une coiffe à quatre (4) points d’attache. La coiffe s’ajuste en plusieurs points, entre autres, au niveau du serre-nuque qui, d’une part, bascule et, d’autre part, est muni d’un rochet pour ajuster la tension autour de la tête. Ce casque respecte les nouvelles exigences de la norme CSA Z94.1-15 et est certifié type 1, classe E. Vendu à l’unité, 12 unités par caisse.

Casque de sécurité V-GardMD par MSAMC muni d’une coiffe à quatre (4) points d’attache. La coiffe s’ajuste en plusieurs points pour régler la taille (dessous le bandeau), la hauteur (points d’attache de l’arrière) et la tension (serre-nuque à rochet). Ce casque est certifié CSA Z94.1-15, type 1, classe E. Vendu à l’unité, 20 unités par caisse.

Casque de sécurité pour mineur V-GardMD par MSAMC muni d’une coiffe à quatre [4] points d’attache. La coiffe s’ajuste en plusieurs points pour régler la taille (dessous le bandeau), la hauteur (points d’attache de l’arrière)et la tension (serre-nuque à rochet). Ce casque est certifié CSA Z94.1-15, type 1, classe E. Vendu à l’unité, 20 unités par caisse.

Casque de sécurité pour mineur Everest MD de NorthMC par Honeywell muni d’une coiffe à (6) six points d’attache, d’un mécanisme d’ajustement à rochet et d’un large rebord tout le tour de la tête. La coiffe s’ajuste en plusieurs points pour régler la hauteur et la tension. Ce casque est certifié CSA Z94.1-15, type 2, classe E. Vendu à l’unité, 20 unités par caisse.

Caractéristique générale des casques de construction standard.

Le casque de sécurité pour les travailleurs de la construction possède une coquille en polyéthylène de haute densité (PEHD). Ce casque de sécurité (ou casque de construction ou casque de protection) est certifié type 1 et classe E selon la norme CSA Z94.1-15, ce qui signifie qu’il s’agit d’un casque de sécurité légal au Canada offrant une protection physique du dessus de la tête et une protection électrique d’un courant nominal de 20 000 volts. Ce modèle de casque offre l’avantage de pouvoir être porté de façon régulière, soit la palette à l’avant, mais aussi avec la palette en orientation inverse. Le mode arrière permet de voir en hauteur au besoin ; il permet aussi le port d’une visière si nécessaire, comme lors de travaux de soudure. Ce casque de construction est également certifié ANSI/IESA Z89.1 2014. Le système d’ajustement à rochet s’ajuste d’un diamètre de 6 ½ pouces à 8 pouces ce qui assure que le casque demeure en position sécuritaire et confortable.

Vous retrouvez d’autres modèles de casque de sécurité ainsi que des accessoires chez Sylprotec. Vous pouvez acheter en ligne ou à leur magasin de Saint-Léonard. Vous y trouverez une panoplie de gants, de harnais de sécurité, de trousse de premiers soins, de genouillère, de dossard, d’affiches de toutes sortes et plus encore.

Sylvain Patrice t.p. i.

Du même auteur :

Les lunettes de sécurités pour les travailleurs.

Le codex des gants de tricot avec enduit.

La gestion des espaces clos.

Les harnais pour se protéger des chutes.

Les mesures de gestion des risques environnementaux.

Où dois-je l’installer mon extincteur portatif dans mon bâtiment ?